15 octobre, 2006


LE TYRAN

Cela fera deux mois le dix
Que le pouvoir a changé de main
Pour être précis ces douze heures six
Vont faire chanter nos lendemains

Tout est allé si vite
Réquisition des meubles, des pièces
Libertés surveillées, plus de visites
Des cris pour modérer la liesse

La conscription fut générale
Plus de dérogation foireuse
Toute désertion sera fatale
Et n'aura pas d'issue heureuse

En pleine nuit un ordre peut jaillir
Le général a faim crie-t-on soudain
Il hurle, s'agite pour se faire obéir
Et sa faim justifie nos moyens

Il boit, il pète, il rote
Aucune tenue, si peu d'éducation
Nous somme si fiers de notre despote
Roméo, frère cadet de Lison

Une garde robe si impériale
Que toute princesse serait flattée
D'accompagner aux plus grands bals
Le tyran en Audi Tétée

Mais elle devra patienter
Encore un peu, il n'est pas prêt
Ses couches sont encore trop lestées
Et il ne boit que du lait frais

Il boit, il pète, il rote
Aucune tenue, si peu d'éducation
Nous l'aimons tant notre despote
Qui réclame toute notre attention

Nous aimons tant notre despote
Que nous sommes en adoration
Devant nos monstres en couches-culottes
Qui nous font souffrir la passion