17 décembre, 2008




ET RE-

La même, mais en couleur
La même chute, la même peur
La même lutte, la même douleur
Les doigts trébuchent, les yeux saignent
Le coeur vacille, le nez coule et les oreilles jouent faux
Toutes ces paroles jetées en pâture
Lourdes, si lourdes qu'elles blessent le tympan
Elles traversent l'échine, me paralysent aveuglément
Puis vient le soir, la nuit, les larmes qui durent
Le sommeil absent, le ventre creux qui crie à l'aide
On se triture,on se torture, on cherche le remède
On sait qu'il n'y en a pas, alors on hurle son silence
On crie aux murs et à son oreiller sa peine immense
Le matin, on a juste sommeillé, et remontent les larmes
Par l'ascenseur des sens, on descend au dernier sous-sol
Alors il faut reprendre le dessus pour un moment et pour les enfants
Je pensais avoir gagné le Combat ordinaire
J'ai perdu, il n'y a plus rien à faire...