19 décembre, 2008




ECHEC A L'AME





C'est toujours le pire moment,
Le soir, juste avant le coucher,
Je dois cracher ma bile absolument
Vider mon sac, dire le pire pour toucher
Exister pour ne pas sombrer
Haïr pour ne pas mourir

Deux petits gardes fous protègent le roi
Il ne les oublie pas cette fois

Cette haine qui monte par paliers
C'est du kérosène pour mon bombardier
Au Napalm que je voudrais soigner
Cette gangrène qui me ronge tout entier
Couper, brûler, amputer l'âme
Pour retrouver le calme...................

Deux petits gardes fous aiment leur roi
Il pense à eux cette fois

Expulser la douleur, ne pas la retourner
Contre soi, c'est rester sain et sauf
Sain de corps, mais l'esprit déjà bascule
Sauf, et encore, des idées se bousculent
Rien de radical, juste du noir en série
Ne se faire de mal qu'aux neurones qui dévient

Deux petits gardes fous comptent sur moi
Et moi je compte les jours qui me séparent de toi...

17 décembre, 2008




ET RE-

La même, mais en couleur
La même chute, la même peur
La même lutte, la même douleur
Les doigts trébuchent, les yeux saignent
Le coeur vacille, le nez coule et les oreilles jouent faux
Toutes ces paroles jetées en pâture
Lourdes, si lourdes qu'elles blessent le tympan
Elles traversent l'échine, me paralysent aveuglément
Puis vient le soir, la nuit, les larmes qui durent
Le sommeil absent, le ventre creux qui crie à l'aide
On se triture,on se torture, on cherche le remède
On sait qu'il n'y en a pas, alors on hurle son silence
On crie aux murs et à son oreiller sa peine immense
Le matin, on a juste sommeillé, et remontent les larmes
Par l'ascenseur des sens, on descend au dernier sous-sol
Alors il faut reprendre le dessus pour un moment et pour les enfants
Je pensais avoir gagné le Combat ordinaire
J'ai perdu, il n'y a plus rien à faire...